Quoi mettre dans son Sac a dos quand on part en manif

La version courte en pdf est ici

  • Papier D’identité (si pas de papier ça entraine 4h de garde à vue pour vérifier l’identité)
  • Son téléphone afin de pouvoir se retrouver, prendre des nouvelles.
  • Carte bleue
  • Sérum physiologique (Normalement il est interdit de le confisquer mais pas la peine de faire un outrage a agent quand on nous le supprime car c’est souvent ce qu’ils font !)
  • De l’eau et de quoi manger
  • Echarpe, tour de cou…
  • Masque de piscine
  • Masque chirurgical (pour lutter contre les bombes lacrymo), ffp2
  • Décontaminant lacrymogène …. (C’est un Spray pour décontaminer les yeux et la peau touchée par les bombes au poivre ou autre.)
  • Il faut éviter les sacs à main (car ce n’est pas pratique pour s’échapper s’il le faut.)
  • Il faut s’écrire sur le bras les numéros des avocats qui travaillent le jour de la manifestation et le numéro de la famille.

Garde à vue

Déroulement d’une manifestation :

  • Il faut arriver sur une manifestation avec le visage découvert. Si prend masque, écharpe, bonnet, c’est parfait, mais on ne le sort que quand on pense que ça va mal tourner pour se protéger. (Sinon on risque une amende)
  • Pendant tout le temps de la manifestation, on reste à proximité des camarades pour qu’on puisse veiller les uns sur les autres. On reste groupé dans tous les cas.
  • Pendant les mobilisations, on doit rester attentif à tout moment : comportements bizarres, rues perpendiculaires bloquées par les policiers.  ..  (Afin d’éviter d’Être nassé = bloqué pas possible de partir. )
  • La police a droit de filmer, plus dans leur intérêt mais nous aussi on les films pour la raison inverse. Tout le monde a le droit de se filmer car on est sur l’espace public !
  • Quand la manifestation arrive en fin de parcours, on cherche à se disperser et la consigne, quand c’est la fin de la manifestation, il faut retirer les identifications politique et syndicale (il faut se fondre dans la masse pour ne pas avoir de mauvaises rencontres)
  • Pour savoir si la tension monte : CRS si pas de casque, c’est que tout va bien, si mettent le casque, c’est la prémices de quelque chose. On range les badges, enlève les identifications et on part tranquillement. Risque rien s’ils ne se sont pas équipés.
  • Charge de CRS, ils courent vers des personnes qui courent. Du coup, on se met plutôt sur le côté et on ne court pas. On s’accroupie, on s’assied, car comme ça on n’est plus menaçant. Ils vont poursuivre ceux qui courent. Excepté s’il s’agit de la BRAV M, dans ce cas, on court.
  • Si on reste en fin de manifestation, normalement tant qu’on ne nous demande pas la dispersion on est dans notre bon droit, puis si sommé par les policiers ou gendarmes de partir, rester est un délit. Du coup, la police  va prononcer 2  sommations à se disperser ( « Obéissance a la loi, vous participez à un rassemblement, veuillez-vous disperser. ») , puis au bout de 2 sommations, il va y avoir interpellation, lacrymo, jets d’eau etc…  car vu que nous sommes en délits, ils ont le droit d’utiliser les moyens qu’ils ont pour nous faire partir.

Dans tous les cas, on ne répond pas aux provocations, ni de la police, ni de l’extrême droite

Les services d’ordre SO:

Il faut durant les manifestations repérer les SO services d’ordre :

  • Des syndicats (brassard)
  • Des formations politiques (à Toulouse il n’y que France insoumise car EELV et PS n’ont pas de service d’ordre pour le moment)

Si on a un doute on prévient le service d’ordre (j’ai vu ça, ça me semble louche…)

On ne filme pas et on ne fait pas de photo du service d’ordre afin qu’ils ne soient pas reconnus par extrême droite.

Si on voit des violences

1-Il est important de filmer…  Pourquoi ?  C’est pour nous et pour les autre une sorte de témoignage qu’on pourra utiliser lors de procès.

Si on film, des manifestants et manifestantes, il faut se poser la question de :  est ce qu’il y a atteinte à l’image et à la dignité de quelqu’un ?

  • Si c’est le cas, il ne faut pas le diffuser pas sur les réseaux sociaux car ça peut nous être reproché (cependant on les garde précieusement comme témoignage contre les personnes qui ont commis des violence)
  • S’il n’y a pas d’atteinte, on peut diffuser la vidéo.

2-Essayer de penser à recueillir des preuves exemples éclats de grenades, de lacrymo, désencerclement… vêtements brulés etc…

Manifestation déclarée et non déclarée :  ou Est ce qu’on peut participer à une manifestation pas déclaré a la préfecture ?

  • Lorsqu’on Déclare une manifestation, c’est pour que les forces de l’ordre nous protègent, cela évite les tensions, c’est un commun accord. Les mobilisations hyper sécures ce sont les rassemblements syndicaux ou politique
  • Si la manifestation n’est pas déclarée, on a tout à fait le droit d’être sur l’espace public, on est protégé par la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Cependant, dès que les forces de l’ordre nous demandent de nous disperser, il faut le faire. Après 2 sommations, continuer une manifestation constitue un délit, un procès-verbal peut être dressé, et une amande donnée. Les policiers peuvent en plus utiliser les moyens nécessaires pour disperser la manifestation ou le rassemblement (grenades, lacrymo, charger les manifestants…)

Souvent elles partent de Fil télégramme … le problème, on ne sait pas qui pousse, ça pousse de nulle part et ça, ça représente une menace pour la préfecture.

  • Si la manifestation a été interdite (demandé en préfecture mais interdite par le préfet), c’est un délit 135 à 750 euros pas interpellation

Être interpellé en manifestation

Motifs d’interpellation :

  • Si manifestation interdite
  • Si dissimulation du visage (amande)
  • Si destruction ou dégradation de bien
  • Si rébellion, ou provocation à la rébellion,
  • Si on participe à une manifestation après 2 sommations,
  • Si on porte une arme, ou si volonté de commettre des violences et dégradations en groupe,
  • Si détention de produits incendiaire (fusée de détresse…).

Du coup attention :

  • Si ca chauffe, il ne faut pas toucher les grenade (ca peut exploser) et si on les renvoie sur les flics, si on relance les projectile, il n’y a plus de sommation, ils peuvent attaquer de suite.
  • Un tague ou des banderoles mises sur la mairie, c’est considéré comme une attaque d’un lieu public, du coup il n’y a plus de sommation, les policiers peuvent attaquer !

Interpellation

Si je suis interpellé,

  1. On demande si on est en garde à vue,
    1. Si on nous dit que non, on demande si on peut partir (et on part s’ils disent oui)
    1. S’ils répondent qu’ils ne savent pas, il faut les saouler jusqu’à ce qu’ils nous disent qu’on est en garde à vue ou qu’on peut partir !
    1. S’ils répondent qu’on ne peut pas partir ou qu’on est en garde à vue, on regarde l’heure car c’est le début de l’interpellation. Il faut montrer qu’on marque l’heure afin qu’ils se rendent compte qu’on sait les procédures et parfois ils nous relâchent.
    1. Fouille sur place si on ne nous a pas dit qu’on est en garde à vue, on refuse la fouille !

La garde à vue commence quand on nous dit qu’on est en garde a vue ou qu’on ne peut pas partir.

  • Une fois en garde à vue (la garde à vue est une privation de liberté).

Le plus important, ne pas parler excepter pour donner :

  • Ne donne que les renseignements de la carte d’identité : Nom, prénom, date de naissance ( a chaque fois qu’on nous pose une question, on répète nom prénom et date de naissance)
  • Les responsabilité syndicale ou politique si on en a (du coup ils savent que d’autre personnes sont derrière nous !)
  • Son métier qu’il peuvent trouver facilement de toute les façons.
  • On peut faire répéter,

On peut demander régulièrement :

  • L’heure (c’est un droit de savoir où on en est de notre garde a vue),
  • Réclamer à boire (si on ne m’en donne pas, on le consigne et on note l’heure), 
  • Réclamer à manger,

Si on nous montre une photo ou une vidéo, on répète : « je n’ai rien à déclarer excepté mon nom, prénom et date de naissance ». En effet si on dit qu’on ne connait pas la personne, on ment et on aggrave notre cas, si on dit le nom de la personne, elle risque d’avoir des problèmes !  Du coup, on ne dit rien…

    • Je souhaite voir un avocat

Avocate : Muret maitre Clément (Elodie) travaille avec Fi et (Claire) Dujardin ou avocat commis d’office. Si l’avocat ne vient pas toute la procédure est caduque.

Si avocat qu’on a demandé n’est pas disponible on veut un avocat commis d’office

Attention, si l’avocat nous demande de tout avouer à la police, on change d’avocat !

4 choses qu’on fait avec l’avocat

  • Surtout on ne donne pas de nom
  • Il faut en dire le moins possible, et rester sur les faits :  j’étais dans telle rue, j’ai été interpellé a telle heure, et je ne comprends pas pourquoi.
  • On relit les documents avec les avocats
  • On rajoute les mentions nécessaires au besoin
  • On pose des questions sur le téléphone
  • Coup de fil personnel membre de la famille ou employeur.

Pas de détail par téléphone sur ce qui s’est passé car on est sur écoute.

Ce qu’on dit : Je vais bien, ne t’inquiète pas, j’ai fait appeler mon avocat, c’est « maitre clément », je suis dans tel commissariat et j’aimerais que tu prévienne le responsable politique ou syndicaliste qui est particulièrement dans les réseaux.  (Son rôle, mobiliser le mouvement pour venir devant le commissariat, trouver les vidéos, faire jouer le réseaux etc…)

  • Demande à voir un médecin (même si on n’a pas de lésion…)

C’est pour spécifier dans quel état on était quand on est rentré au commissariat. Comme ça s’il y a des coups, on demande une seconde entrevue avec le médecin qui pourras dire que notre état s’est aggravé.

  • Les fouilles:
  • La fouille a la palpation ou électronique doit être faire par une personne de même sexe,
  • La fouille intégrale (dans un endroit fermé et sans mis à nu intégral) ne peut se faire que pour des cas de sécurité donc en manifestation on n’est pas concerné.
  • Seul médecin peut faire une investigation corporelle.
    • Le téléphone

Notre téléphone va être confisqué dans tous les cas : on ne peut pas ne pas donner son téléphone, cependant si on nous demande de débloquer notre téléphone. On dit qu’on n’est pas contre débloquer notre téléphone mais qu’on ne le fera qu’une fois qu’on aura vu notre avocat.

  • Parfois le téléphone est piraté par les forces de police, il existe des recommandations pour protéger son téléphone notamment de mettre un Code pin a 8 caractères, d’utiliser des plateformes sures (télégramme…)etc
  • Attention, il faut couper les notifications qui permettent d’afficher les 3 première lignes du message sur le téléphone. En effet, les policiers vont regarder votre téléphone et ils ont le droit de regarder les informations qu’ils peuvent collecter sans ouvrir le téléphone !

Attention, si on ne sait pas où est un camarade, car on l’a perdu et qu’on pense qu’il est au commissariat, en garde à vue, ne pas dire de choses compromettantes !

Fichage

Au commissariat, ils vont relever les empreintes digitales on ne peut pas s’y opposer cependant on a le droit de refuser des tests génétiques. C’est comme pour le téléphone, on n’accepte qu’après avoir vu l’avocat et qu’elle nous dit qu’il le faut. De plus, on ne l’accepte pas s’il n’y a pas de dégradation ou de violence.

Soit fichier des traitements antécédent judiciaire, digital ou génétique.

Procès-verbal :

  • Avant de signer, on relit tout. On vérifier que le début de garde a vue est bien celle de notre interpellation. S’il y a quelque chose qu’on ne nous a pas donnée comme de l’eau, de la nourriture, alors qu’on l’a demandé, on le spécifie.
  • Il faut coller sa signature à la dernière ligne du procès-verbal afin qu’ils ne puissent pas rajouter de mentions après qu’on soit parti.

Les interpellations et le temps :

  • Durée interpellation et conduite au commissariat aussi brève que possible, max 30 minutes pour que la procédure soit bonne.
  • 24 heures (4h contrôle identité si on n’a pas présenté sa carte d’identité + 20 h)
  • Pour qu’il y ait 24 heures de plus c’est un renouvèlement de garde à vue et c’est qu’il y a des preuves contre nous.
  • Tribunal : 6 à 8 semaines
  • Si on nous propose une comparution immédiate : on refuse
  • Si on nous propose une composition pénale : (vous avouez tout, pas de prison, et on négocie la peine) : refuse

Une fois sortie de garde à vue :

  • On n’hésite pas demander au procureur de la république d’effacer nos données.
  • Si on a été arrêté de manière arbitraire, abusive, on porte un signalement, au niveau de l’igpn  (contact police-nationale.gouv.fr et cherche igpn) mais aussi au niveau de différentes association (Lfi laboétie…) et de la ligue des droits de l’homme…

Collage :

Sauvage pas de garde avue, interpellation police s’arrêt et demande de présentation des papiers. Présenter papier. Puis risque amende c’est une infraction.

Identification politique procédures sont envoyé à la France insoumise.

<Mineur avec responsable légaux

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